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Une fillette belge de 4 ans retenue par Al-Qaida en Syrie

Une fillette de 4 ans est actuellement coincée dans un camp djihadiste d'Al-Qaida en Syrie, près de la frontière turque. Le père radicalisé qui avait enlevé l'enfant en mai 2017 aurait péri. La mère, originaire de Saint-Josse-ten-Noode, tente de faire rapatrier sa fille depuis dix mois mais le groupe terroriste n'a pas l'intention de la laisser partir. Le gouvernement est impuissant face à la situation. A lire dans Het Laatste Nieuws.

Il y a environ un an, la photo de la petite Yasmine avait été diffusée partout dans la presse. Le dernier week-end du mois de mai, elle avait été enlevée par son père, Mehdi Atid.

Radicalisé et remis en liberté conditionnelle, celui-ci était allé récupérer sa fille chez son ex-femme (car il bénéficiait un droit de visite) et avait promis de la ramener le dimanche.

Au lieu de cela, il s'est débarrassé de son bracelet électronique et a rallié la Syrie avec sa fille "pour l'élever selon les règles de l'islam".

Les deux avaient été aperçus pour la dernière fois en Grèce, en compagnie d'une femme en burqa. Celle-ci avait été identifiée comme étant Firdaous B.S., originaire d'Uccle.

L'adolescente de 14 ans, qui faisait l'objet d'un signalement international, était enceinte de son compagnon. Là-bas, le couple a décidé de rallier un groupe terroriste lié à Al-Qaida, dirigé par Omar 'Omsen' Diaby, connu comme l'un des principaux recruteurs français.

Opération de sauvetage?

"Nous avons des raisons de croire que Mehdi Atid serait mort entre-temps", assure une source judiciaire. "Il aurait succombé à ses blessures encourues lors de combats".

Du coup, la fillette se trouve complètement seule en Syrie, sans parent. L'organisation terroriste aurait désigné un tuteur pour s'occuper d'elle.
"Il est clair qu'ils n'ont aucune intention de la libérer et de rendre l'enfant à sa mère.
Ils veulent l'éduquer eux-mêmes", poursuit cette source citée par HLN. Firdaous, la "belle-mère" de l'enfant a été interpellée en octobre 2017 en Turquie et est placée en institution fermée.

Les autorités belges sont au courant du cas de Yasmine et les services de renseignement suivent son cas avec la plus grande attention.

En raison de la situation chaotique en Syrie, le gouvernement belge ne dispose d'aucun interlocuteur pour faciliter le retour de la ressortissante belge.

Le groupe terroriste ne serait pas ouvert à la négociation. Mener une opération de libération semble risqué et mettrait Yasmine davantage encore en péril.


Source: Het Laatste Nieuws

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